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La collapsologie étudie les risques d’effondrement de la civilisation industrielle et ce qui pourrait lui succéder. Brut a rencontré Pablo Servigne, l’un de ses créateurs.

Sommes-nous en train de nous diriger vers l’effondrement de notre civilisation ? D’après Pablo Servigne, collapsologue et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, “on ne peut pas nier le fait qu’il y a des catastrophes, il suffit de voir la climatologie, la finance, l’économie, la biodiversité, l’énergie et à chaque fois, chaque discipline cloisonnée annonce des catastrophes, passées, présentes, futures.“

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Le goût du naturel

Les sucreries utilisent encore du charbon pour produire l’électricité nécessaire à leur production industrielle. Elles le font dans de grandes chaudières très puissantes émettant avec ce charbon des oxydes de souffre, des oxydes d’azote, des poussières (particules fines) et du gaz carbonique (CO2). Plus pour longtemps : les sucriers et le leader mondial du sucre Tereos en tête, sont sommés par l’État de se passer du charbon au plus tard au 31 décembre 2023. Un quota d’heures d’exploitation carbonée est en place pour leur donner le temps de basculer du charbon, énergie la plus polluante, au gaz, qui l’est déjà nettement moins. À la bonne heure pour l’environnement et la santé publique !

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Le goût du naturel

Par ailleurs ce constat simpliste fait par Maja Rosen sur le transport aérien oublie d’intégrer deux réalités:

  • D’une part plus de la moitié des longs courriers réalisés par les voyageurs internationaux se font à une période froide chez eux vers une période chaude à destination, c’est à dire que toutes les consommations génératrices de gaz à effet de serre telles que le chauffage, le déplacement en voiture sont moins importantes que si ils étaient restés chez eux.
  • En Europe un habitant émet environ 20kg de CO2 par jour dus en grande majorité au déplacement et au chauffage. En partant l’hiver dans un pays chaud il économise 12 kg de CO2 par jour.
  • Un calcul pourrait être fait précisément sur le milliard et plus de voyageurs dans le monde par an ainsi Madame Rosen, devra prendre en compte les mégatonnes de CO2 économisés grâce aux voyages.

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Le goût du naturel

Durée de la vidéo 2mn34.

 

Question difficile à poser et difficile à traiter évidemment : nos initiatives individuelles servent-elles vraiment a quelque chose dans ce grand combat contre le réchauffement climatique ?

L’écologie est-elle vraiment une affaire individuelle ? Ou si vous préférez : est ce que cela change vraiment quoique ce soit que je chauffe moins chez moi, que je mange moins de viande et que ma voiture soit hybride… alors que mon voisin continue de rouler avec sa vieille voiture ou que mon cousin ne trie pas ses déchets. 

Et puis est-ce que cela change vraiment quelque chose de modifier nos comportements individuels quand par ailleurs on ne sait plus quoi faire des déchets nucléaires, quand les États-Unis quittent l’accord de Paris et que globalement le modèle économique d’exploitation des ressources naturelles reste celui de la croissance et du développement. 

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