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Betterave : L’âge d’or de la betterave et du sucre est révolu

Betterave : Le secteur sucrier connaît de grands chamboulements depuis plusieurs mois. Que se passe-t-il sur le marché du sucre ? Une remontée des cours est-elle à prévoir ? Eléments de réponse avec François Thaury, expert en matières premières chez Agritel.

 

betterave sucriereL’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave sucrière ausculte chaque année des dizaines de variétés, sous différents angles. Voici les principaux enseignements de l’expérimentation menée en 2018, avec un regard sur les résultats des années antérieures. Avec une attention particulière sur le comportement vis-à-vis des maladies et des nématodes.

Alors qu’une nouvelle campagne betteravière s’annonce dans un contexte bien morose, la maîtrise des coûts de production revêt une acuité toute particulière. Cette maîtrise commence par le choix de variétés peu sensibles aux maladies et ravageurs.

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Le goût du naturel

Les sucreries utilisent encore du charbon pour produire l’électricité nécessaire à leur production industrielle. Elles le font dans de grandes chaudières très puissantes émettant avec ce charbon des oxydes de souffre, des oxydes d’azote, des poussières (particules fines) et du gaz carbonique (CO2). Plus pour longtemps : les sucriers et le leader mondial du sucre Tereos en tête, sont sommés par l’État de se passer du charbon au plus tard au 31 décembre 2023. Un quota d’heures d’exploitation carbonée est en place pour leur donner le temps de basculer du charbon, énergie la plus polluante, au gaz, qui l’est déjà nettement moins. À la bonne heure pour l’environnement et la santé publique !

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Le goût du naturel

La campagne betteravière se termine et enregistre son plus bas niveau depuis 10 ans avec moins de 70 tonnes/ha à 16% de sucre.

Noël marquera la fin de la campagne betteravière. Avec plus de 5 500 ha, cette campagne aurait dû s’étaler jusqu’à début janvier. L’été caniculaire et la sécheresse automnale sont bien sûr la cause principale de cette fin précoce. « Les rendements sont catastrophiques avec une moyenne inférieure à 70 tonnes/ha à 16% de sucre. Ramené au rendement racine, nous enregistrons -20% de volume/ha » explique Vincent Tabary, responsable du service betteravier de la Sucrerie de Bourdon. Moins de racines c’est également moins de pulpe ; « Nous avons été contraints de restreindre fortement nos clients, mais également nos coopérateurs éleveurs dans une moindre mesure ».

La météo, principale cause

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Le goût du naturel

Tous les 5 ans, les agriculteurs multiplicateurs de semences de l'Albret constatent une année noire. Et 2018 en est malheureusement une. Comme en 2013, «la production n'est pas énorme», regrette Fernand Roques, ingénieur agricole pour la Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences, basé à la centrale d'expérimentation de Condom. Il gère le Lot-et-Garonne, le Gers, le Lot et le Tarn-et-Garonne.

En cause de cette année noire, une climatologie catastrophique. La principale culture touchée est la betterave. Le Lot-et-Garonne est l'un des premiers producteurs de graines de cette plante potagère. «Nous avons connu un printemps très humide, qui a retardé le repiquage au mois de mars. De fait, les plantations ont été retardées. À cela, il faut ajouter un manque d'ensoleillement sur cette période de l'année. Donc pas beaucoup de graines. Et en plus, nous avons eu de grosses chaleurs sur la fin de cycle, ce qui a perturbé la récolte.» Fernand Roques parle d'une baisse de 20 % à 25 % par rapport aux chiffres des autres années.

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Le goût du naturel